L’électrification du parc automobile progresse rapidement. En novembre 2025, la Belgique a franchi un cap inédit : avec 11.935 immatriculations, les voitures 100% électriques ont été vendues en plus grand nombre que les modèles essence et Diesel réunis (10.425), devenant pour la première fois la motorisation dominante. Cette bascule s’explique surtout par les achats des entreprises et par l’effondrement des ventes de modèles thermiques dans un contexte fiscal qui favorise fortement l’électrique.
Cela dit, cette situation pose une question de fond encore peu visible pour l’acheteur : que deviendront, à grande échelle, les batteries des voitures électriques en fin de vie ? En Belgique, une réponse se met en place. Dès le 1er janvier 2026, une contribution environnementale sera intégrée à l’achat. Objectif : financer la collecte, le traitement et le recyclage durable des batteries de propulsion.
Ce dispositif sera géré par Febelauto, l’organisme en charge des véhicules hors d’usage. L’approche s’inscrit dans une logique d’anticipation, alors que les premières générations de véhicules électriques commencent à approcher la seconde partie de leur cycle de vie.
Tous les véhicules électrifiés concernés
La contribution ne se limite pas aux seules voitures particulières 100% électriques. Elle s’appliquera à l’ensemble des batteries intégrées dans des véhicules électrifiés, hybrides et hybrides rechargeables neufs. Le champ d’application est en outre assez large : voitures, camionnettes, camions, bus ou encore motos sont concernés, tout comme les batteries et modules fournis dans le cadre du service après-vente.
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Le montant dépendra du poids et de la technologie de la batterie. Pour les accumulateurs affichant un poids inférieur ou égal à 40 kg, la contribution oscillera entre 5 et 10 euros selon la chimie utilisée. Les batteries nickel-métal hydrure (NiMH), nickel-manganèse-cobalt (NMC) ou assimilées ne sont pas traitées de la même manière que les batteries lithium-fer-phosphate (LFP).
À mesure que la masse augmente, le barème évoluera. Pour les batteries comprises entre 350 kg et 1.000 kg, la contribution pourra atteindre 50 ou 100 euros, toujours en fonction de la technologie embarquée. Une gradation qui reflète la complexité croissante du traitement.
Un marché en forte croissance
Si les volumes de batteries usagées restent aujourd’hui relativement modestes, la tendance va évoluer. Febelauto souligne que la majorité des véhicules électriques en circulation n’ont pas encore atteint la fin de leur durée de vie d’autant que les batteries modernes affichent une longévité élevée – et supérieure à ce qui était imaginé.
Les chiffres parlent néanmoins d’eux-mêmes. En 2021, quelque 31 tonnes de batteries usagées issues de voitures électriques avaient été collectées. Fin 2025, ce volume dépassait les 412 tonnes, soit une progression de près de 1.200% en quatre ans. Une montée en puissance qui va naturellement s’accélérer. La contribution environnementale vise à sécuriser ce modèle à long terme en garantissant un traitement sûr, traçable et respectueux de l’environnement.
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